La Suisse romande aime le cyclisme féminin. La deuxième étape du Grand Départ Suisse du Tour de France femmes avec Zwift, qui conduisait les coureuses d’Aigle à Genève, a connu un très grand succès populaire, comme celle de la veille à Lausanne. Tant au départ à Aigle qu’à l’arrivée sur le Quai du Mont-Blanc à Genève, la foule a répondu présent. Et tout au long du parcours, le public était là.
Cette deuxième étape s’est conclue, comme la première samedi, par la victoire de Lorena Wiebes. Elle a nettement triomphé sur le quai genevois avec le maillot jaune sur les épaules. « En étant leader, c’est une journée assez spéciale et c’est encore plus beau de s’imposer avec le maillot jaune, réagissait-elle après l’arrivée. Je dois vraiment remercier mon équipe qui a accompli un énorme travail pour revenir sur Riejanne Markus. Ma compatriote a fait un sacré numéro et ça a été très dur d’aller la chercher. »
On s’est effectivement demandé si la Neerlandaise Riejanne Markus n’allait pas déjouer tous les pronostics en allant gagner à Genève. Une première échappée d’était formée peu avant la mi-course et elle a été rejointe à un peu moins de 40km de l’arrivée, une fois les dernières difficultés passées. Au moment de la jonction, il y a eu un peu de flottement dans le peloton et Riejanne Markus en a profité pour se propulser à l’avant. Bonne rouleuse et aidée par une bise favorable, elle a creusé un écart d’une minute. L’équipe SD Works de Lorena Wiebes s’est alors mise à la planche en tête du peloton pour tenter de revenir. L’écart n’a diminué que très lentement et ce n’est qu’à 500 mètres de la ligne d’arrivée que Markus a été rejointe. La porteuse du maillot jaune n’avait alors plus d’équipière pour l’aider dans le sprint, mais sa supériorité est telle dans ce domaine qu’elle n’a eu aucune peine à lever victorieusement les bras pour la deuxième fois en deux jours.
Côté suisse, Noemi Rüegg a encore prouvé qu’elle avait retrouvé une très bonne forme en prenant la huitième place de l’étape. « Je suis contente de mes deux premières étapes car je ne savais pas à quel niveau se situait ma condition, relevait-elle. Depuis ma chute à la Vuelta, j’ai vécu trois mois difficiles en traversant des périodes de doute. Aujourd’hui, je manque encore un peu de puissance dans mon épaule droite, mais je ne ressens plus de douleur. Et j’espère pouvoir jouer ma chance dans l’une ou l’autre étape. »
Marlen Reusser, de son côté, a passé une journée tranquille. « Comme nous n’avons pas de sprinteuse dans l’équipe, nous n’avions rien à gagner dans cette étape, disait-elle. Il fallait juste éviter les chutes et ne pas perdre de temps. Alors je suis super contente. »
Ce lundi, rendez-vous en fin de matinée sur la plaine de Plainpalais à Genève pour le départ de la troisième étape qui conduira les coureuses à Poligny dans le Jura français.















