La grande foule à Lausanne tant au départ qu’à l’arrivée, une course animée à souhait, les grandes favorites immédiatement au rendez-vous et un final à suspense : la première étape du Tour de France femmes avec Swift a totalement répondu aux attentes et a été passionnante à suivre. Sans parler également des belles images retransmises sur l’intégralité du parcours par la RTS.
Après une longue procession sous conduite dans les rues de Lausanne, la course, une fois lancée, s’est animée dès le premier kilomètre. Quatre coureuses ont entrepris une longue échappée et ont compté jusqu’à six minutes d’avance vers la mi-course sur un peloton encore apathique. Mais avec une deuxième partie d’étape beaucoup plus accidentée, les quatre filles n’avaient aucune chance de se disputer la victoire. D’autant plus qu’avec un final en côte dans les rues de Lausanne, les favorites voulaient d’entrée se manifester.
C’est ce qui est arrivé une fois les échappées reprises à moins de 10km de l’arrivée. A l’approche d’Ouchy et de la montée finale, les leaders de sont placées aux avant-postes. On pouvait s’attendre à voir l’une d’elles s’imposer, mais c’était sans compter sur une Lorena Wiebes en grande forme après sa victoire au Tour de Pologne où elle avait remporté toutes les étapes. La meilleure sprinteuse du peloton, dont on pensait que le final serait trop dur pour elle, a parfaitement résisté dans les rues lausannoises pour s’imposer avec plus d’un vélo d’avance sur Kim Le Court et Demi Vollering. La Nederlandaise, a toutes les chances de garder le maillot jaune endossé sur le podium dimanche car l’arrivée à Genève est taillée pour elle.
« J’ai eu du mal à y croire, relevait une Lorena Wiebes rayonnante après l’arrivée. Toute l’équipe a travaillé dur, en particulier Anna Van der Breggen qui s’est portée en tête à la flamme rouge. Et quand Demi Vollering a attaqué, je me suis dit que je devais la suivre. Ce fut un long sprint et je suis d’autant plus ravie du résultat. »
Les deux Suissesses engagées sur ce Tour de France, Marlen Reusser (10e) et Noemi Rüegg (5e), ont montré qu’elles étaient également en très bonne condition. La Bernoise a certes connu une frayeur en étant victime d’une chute en compagnie d’une coéquipière à l’entrée de Chexbres, à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Peut-être que l’effort fourni pour revenir dans le peloton le long du lac l’a empêchée de mieux jouer sa chance dans le final. De son côté, la Zurichoise, arrêtée deux mois après sa chute à la Vuelta – fracture de l’omoplate – début mai, revient à son meilleur niveau. Et nul doute qu’en ce jour de fête nationale, elle se serait bien vue lever les bras à Lausanne. Reste qu’elle a obtenu un excellent cinquième rang.










